{"id":617,"date":"2017-02-01T22:16:36","date_gmt":"2017-02-01T21:16:36","guid":{"rendered":"http:\/\/lecoeurdeva.fr\/?p=617"},"modified":"2017-02-01T22:16:36","modified_gmt":"2017-02-01T21:16:36","slug":"vivre-en-conscience","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/lecoeurdeva.fr\/?p=617","title":{"rendered":"Vivre en conscience"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00ab\u00a0<em>La souffrance a tout calcin\u00e9, tout consum\u00e9 en moi, sauf l\u2019Amour. L\u2019Amour est ce qui reste quand il ne reste plus rien<\/em>\u00a0\u00bb<\/strong>.\u00a0\u00a0 <em>Christiane Singer.<\/em><\/p>\n<!--[if lt IE 9]><script>document.createElement('audio');<\/script><![endif]-->\n\t<div class=\"wp-playlist wp-audio-playlist wp-playlist-light\">\n\t\t\t<div class=\"wp-playlist-current-item\"><\/div>\n\t\t<audio controls=\"controls\" preload=\"none\" width=\"618\"\n\t\t\t><\/audio>\n\t<div class=\"wp-playlist-next\"><\/div>\n\t<div class=\"wp-playlist-prev\"><\/div>\n\t<noscript>\n\t<ol>\n\t\t<li><a href='http:\/\/lecoeurdeva.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/C\u00e9line-Dion-Plus-quailleurs.mp3'>C\u00e9line Dion - Plus qu'ailleurs<\/a><\/li>\t<\/ol>\n\t<\/noscript>\n\t<script type=\"application\/json\" class=\"wp-playlist-script\">{\"type\":\"audio\",\"tracklist\":true,\"tracknumbers\":true,\"images\":true,\"artists\":false,\"tracks\":[{\"src\":\"http:\\\/\\\/lecoeurdeva.fr\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2017\\\/02\\\/C\\u00e9line-Dion-Plus-quailleurs.mp3\",\"type\":\"audio\\\/mpeg\",\"title\":\"C\\u00e9line Dion - Plus qu'ailleurs\",\"caption\":\"\",\"description\":\"<i>C\\u00e9line Dion - Plus qu'ailleurs<\\\/i>.\",\"meta\":{\"length_formatted\":\"3:40\"},\"image\":{\"src\":\"http:\\\/\\\/lecoeurdeva.fr\\\/wp-includes\\\/images\\\/media\\\/audio.svg\",\"width\":48,\"height\":64},\"thumb\":{\"src\":\"http:\\\/\\\/lecoeurdeva.fr\\\/wp-includes\\\/images\\\/media\\\/audio.svg\",\"width\":48,\"height\":64}}]}<\/script>\n<\/div>\n\t\n<p>Bien s\u00fbr, je n\u2019ai pas oubli\u00e9 le 27 de ce mois, ni rel\u00e2ch\u00e9 mon attention. Ma douce Eva, qui s\u2019est envol\u00e9e dans mes bras il y a 08 mois, reste pr\u00e9sente \u00e0 chaque instant de ma vie et son \u00e9vocation suffit \u00e0 lib\u00e9rer mes larmes. J\u2019ai bien vu les connections sur le site le 27 janvier et les recueillements sur les photos d\u2019Eva \u00e0 d\u00e9faut de nouveaux \u00e9crits. Merci de nous \u00eatre fid\u00e8les.<\/p>\n<p>Ces derniers mois s\u2019apparentent \u00e0 un \u00ab\u00a0Vend\u00e9e globe\u00a0\u00bb. J\u2019ai quitt\u00e9 la Terre il y a bien longtemps et les mers se sont d\u00e9cha\u00een\u00e9es. Il faut pourtant garder un cap dans cet impossible retour. Des journ\u00e9es \u00e0 s\u2019assurer que le bateau reste \u00e0 flot et que mon pr\u00e9cieux \u00e9quipage reste quelque peu pr\u00e9serv\u00e9. Des nuits, morcel\u00e9es par le sommeil du marin, \u00e0 lutter, \u00e0 crier contre les bourrasques et le d\u00e9ferlement des vagues, \u00e0 d\u00e9fier les Dieux, dans la temp\u00eate. Des caps \u00e0 passer en gardant l\u2019Esp\u00e9rance. La Terre n\u2019est plus en vue et l\u2019horizon sans fin, comme mon infinie tristesse. La mer est devenue plate car il n\u2019y a plus de vent. Ce lac majeur est une r\u00e9signation, au bout d\u2019une fatigue physique qui me submerge apr\u00e8s ces journ\u00e9es \u00e0 la boussole parce qu\u2019elle coupe les \u00e9motions\u00a0et conc\u00e8de des moments de r\u00e9pits: OFF, un r\u00e9veil, une tentative de m\u00e9ditation, cette recherche du souffle subtil de la pr\u00e9sence d\u2019Eva dans la nuit, puis encore OFF, etc. Merci aux proches et aux amis qui, au-del\u00e0 de cette m\u00e9taphore, sont rest\u00e9s pr\u00e9sents et attentifs.<\/p>\n<p>Je ne suis pas journaliste, je ne suis pas \u00e9crivain et la lassitude se dresse aussi contre mon inspiration. Ma profession intellectuellement exigeante, des activit\u00e9s m\u00e9nag\u00e8res incompressibles, les journ\u00e9es froides et courtes, la fatigue hivernale puis un \u00e9tat grippal ne m\u2019ont pas incit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9criture. Les insomnies avaient le seul m\u00e9rite de me lib\u00e9rer des espaces. Mon style alambiqu\u00e9 me gonfle mais je fais un effort car je me sens toujours port\u00e9 par cette n\u00e9cessit\u00e9 de renouveler sans cesse les pens\u00e9es vers ma douce et belle Eva.<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"620\" data-permalink=\"http:\/\/lecoeurdeva.fr\/?attachment_id=620\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/lecoeurdeva.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/Eva-f%C3%A9vrier-1.jpg?fit=571%2C413\" data-orig-size=\"571,413\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Eva f\u00e9vrier 1\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/lecoeurdeva.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/Eva-f%C3%A9vrier-1.jpg?fit=300%2C217\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/lecoeurdeva.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/Eva-f%C3%A9vrier-1.jpg?fit=571%2C413\" class=\"alignright size-medium wp-image-620\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/lecoeurdeva.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/Eva-f%C3%A9vrier-1.jpg?resize=300%2C217\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"217\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/lecoeurdeva.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/Eva-f%C3%A9vrier-1.jpg?resize=300%2C217 300w, https:\/\/i0.wp.com\/lecoeurdeva.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/Eva-f%C3%A9vrier-1.jpg?w=571 571w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p>Si vous prenez ce moment pour me lire alors, dans cet instant, fermez les yeux et confiez Eva \u00e0 la Lumi\u00e8re.<\/p>\n<p>Merci de lui envoyer tout notre Amour.<img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"512\" data-permalink=\"http:\/\/lecoeurdeva.fr\/?attachment_id=512\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/lecoeurdeva.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/candle-animated-gif-3.gif?fit=378%2C480\" data-orig-size=\"378,480\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"candle-animated-gif-3\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/lecoeurdeva.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/candle-animated-gif-3.gif?fit=236%2C300\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/lecoeurdeva.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/candle-animated-gif-3.gif?fit=378%2C480\" class=\"alignright  wp-image-512\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/lecoeurdeva.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/candle-animated-gif-3.gif?resize=119%2C151\" alt=\"\" width=\"119\" height=\"151\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Apprivoiser le temps et surtout la souffrance sans pour autant se laisser compl\u00e8tement anesth\u00e9sier.<\/p>\n<p>Une nuit, j\u2019entendais commenter \u00e0 la radio quelques secrets pour pr\u00e9server le couple\u2026 Le th\u00e9rapeute rappelait cette notion connue de la passion qui dure trois ans avant de laisser la place \u00e0 un amour plus profond qui doit se cultiver pour ne pas p\u00e9ricliter. J\u2019ai pens\u00e9 que le deuil, cette lutte perp\u00e9tuelle, posait des bases similaires avec une hypersensibilit\u00e9 qui finirait par s\u2019\u00e9mousser, au bout de l\u2019\u00e9nergie, sur le mur implacable de l\u2019absence et de ce temps qui s\u2019\u00e9tire sans fin. Mais cette sensibilit\u00e9 m\u2019a ouvert l\u2019acc\u00e8s \u00e0 de nouvelles perceptions. J\u2019ai ainsi compris qu\u2019il ne fallait pas que je laisse trop d\u2019emprise \u00e0 des activit\u00e9s assommantes mais que j\u2019alimente cette volont\u00e9 naissante de progression spirituelle. Cela demande un effort d\u2019\u00e9voluer et beaucoup d\u2019attention.<\/p>\n<p>Dans bien des foyers, la t\u00e9l\u00e9 commande, ce n\u2019est plus le cas chez nous. Eva aurait appr\u00e9ci\u00e9\u2026Tout comme notre alimentation surveill\u00e9e et ce souhait, avec Vicky, de prendre soin de notre corps par le biais d\u2019exercices physiques. Je ne souhaite pas vivre hors du monde mais bien \u00a0garder \u00ab\u00a0les pieds sur Terre\u00a0\u00bb. N\u00e9anmoins, je ne maintiens qu\u2019un lien en filigrane avec cette actualit\u00e9 en folie, de plus en plus surr\u00e9aliste voire guignolesque et d\u2019autant plus \u00a0inqui\u00e9tante. Je suis moins addicte aux informations en boucles m\u00eame si la radio est souvent ma \u00a0compagne nocturne. Malheureusement, les yeux aussi sont fatigu\u00e9s et je les br\u00fble dans des tentatives de lectures avant de rapidement sombrer. Cela reste n\u00e9anmoins toujours un plaisir infini et un apaisement quand un auteur exprime avec justesse mes ressentis ou qu\u2019il r\u00e9ussit \u00e0 m\u2019ouvrir vers de nouvelles perspectives.<\/p>\n<p>C\u2019est bon de se sentir compris. Cette souffrance intime marginalise. Elle a modifi\u00e9 ma perception de mon environnement et semble m\u2019ouvrir les portes d\u2019un enseignement.<\/p>\n<p>Le monde ne s\u2019arr\u00eate jamais de tourner. Au final, le plus grand nombre ne peut r\u00e9ellement appr\u00e9hender les tr\u00e9fonds du chagrin qui m\u2019accable parce que le malheur frappe toujours chez les autres. Il appara\u00eet naturel de s\u2019en \u00e9loigner voire de l\u2019ignorer pour continuer dans une insouciance plus confortable. Ce n\u2019est pas une ranc\u0153ur, juste mon constat. Heureusement, d\u2019ailleurs, que tout le monde ne vit pas ma d\u00e9sesp\u00e9rance actuelle. L\u2019objectif de mon partage n\u2019est d\u2019ailleurs pas une complainte mais reste r\u00e9solument positif.<\/p>\n<p>Vivant dans un autre r\u00e9f\u00e9rentiel, je ressens irr\u00e9pressiblement le besoin de souligner certaines torpeurs et, comme une urgence, d\u2019\u00e9veiller des consciences dans les contours de ce qu\u2019elles peuvent recevoir. \u00ab\u00a0Rechercher le meilleur en tout et en tous et se concentrer dessus pour influencer le monde\u00a0\u00bb. Je pressens un d\u00e9s\u00e9quilibre quand, par exemple, j\u2019entends des confr\u00e8res sacrifier leur libido voire leur vie de famille \u00e0 l\u2019h\u00f4tel des jeux informatiques, subir sans recul les multiples pressions du travail, s\u2019enflammer devant une actualit\u00e9 de la pens\u00e9e unique, rester indiff\u00e9rents face \u00e0 la mis\u00e8re.<\/p>\n<p>Je n\u2019aurais de cesse de remercier Eva de m\u2019avoir ouvert et r\u00e9guli\u00e8rement sensibilis\u00e9 \u00e0 cette pleine conscience au cours de notre existence commune. Je ne dis pas que tout \u00e9tait parfait, il nous a fallu grandir. Mais elle m\u2019a fourni le fil rouge. Depuis que la s\u00e9paration physique s\u2019est impos\u00e9e, je n\u2019ai de cesse de rechercher le sens de cette vie pour pouvoir me projeter mais j\u2019ai aussi conserv\u00e9 un besoin vital de me raccrocher aux actes pass\u00e9s. La beaut\u00e9 de ce que nous avons v\u00e9cu avec Eva est d\u00e9finitivement inscrite dans mon c\u0153ur, c\u2019est mon ultime bou\u00e9e. Au travers de ses soins, je pense qu\u2019Eva a \u00e9galement su toucher de nombreuses personnes.<\/p>\n<h3><em>Souviens-toi d\u2019aimer ! <\/em><em>Abb\u00e9 Pierre<\/em><\/h3>\n<p>Revenir une derni\u00e8re fois sur les \u00e9tapes du deuil, c\u2019est vous raconter mon cheminement pour \u00a0introduire la notion de conscience et toujours mettre en avant l\u2019Espoir pour continuer la vie et faire honneur \u00e0 Eva. Les extraits qui suivent, pioch\u00e9s sur Internet, imagent mon propos sans \u00eatre le fond de mes lectures. Je n\u2019ai tout simplement pas le temps, ni les aptitudes, pour synth\u00e9tiser mes livres. Je suis toujours en recherche sur ce que \u00ab\u00a0vit\u00a0\u00bb Eva, dans l\u2019au-del\u00e0. D\u00e9sormais, j\u2019ai d\u00e9pass\u00e9 la simple croyance avec la nette sensation de vivre cette spiritualit\u00e9. Mon intuition est plus profonde. Elle s\u2019est renforc\u00e9e. Je me sens guid\u00e9, assist\u00e9. Je pense que le contact direct avec Eva n\u2019est, pour l\u2019instant, pas compatible avec mon deuil car je dois rester sur Terre et poursuivre l\u2019exp\u00e9rience. J\u2019ai d\u00e9j\u00e0 beaucoup de chance d\u2019avoir rencontrer des personnes \u00e9clair\u00e9es qui ont fait le lien avec Eva, au juste besoin. \u00ab\u00a0Nous sommes des \u00eatres spirituels venus vivre une exp\u00e9rience terrestre\u00a0\u00bb\u00a0: je reste vigilant mais c\u2019est ma conviction, mon Essentiel. Eva est bien l\u00e0 et ne nous oublie pas.<\/p>\n<p>Je continue de \u00ab\u00a0poster\u00a0\u00bb l\u2019album de C\u00e9line Dion. Sur le chemin de l\u2019\u00e9cole, Victoria s\u2019interroge r\u00e9guli\u00e8rement sur les sens cach\u00e9s des chansons.\u00a0 L\u2019histoire de cette jolie personne (artiste) qui s\u2019apparente \u00e0 la notre, tant dans l\u2019Amour que dans la s\u00e9paration, et qu&rsquo;elle interpr\u00e8te magnifiquement est toujours d\u2019un grand soutien.<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"621\" data-permalink=\"http:\/\/lecoeurdeva.fr\/?attachment_id=621\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/lecoeurdeva.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/Eva-Antoine-f%C3%A9vrier.png?fit=240%2C199\" data-orig-size=\"240,199\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Eva &#038; Antoine f\u00e9vrier\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/lecoeurdeva.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/Eva-Antoine-f%C3%A9vrier.png?fit=240%2C199\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/lecoeurdeva.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/Eva-Antoine-f%C3%A9vrier.png?fit=240%2C199\" class=\"wp-image-621 aligncenter\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/lecoeurdeva.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/Eva-Antoine-f%C3%A9vrier.png?resize=195%2C162\" alt=\"\" width=\"195\" height=\"162\" \/><\/p>\n<p>Pour toujours dans la Lumi\u00e8re d\u2019Eva. Antoine.<\/p>\n<p><strong><em>St\u00e9phane Allix (directeur du magazine l\u2019inexplor\u00e9)<\/em><\/strong><em>\u00a0:<\/em> \u00ab\u00a0<em>Presque un demi-si\u00e8cle de vie, qui fait de moi aujourd\u2019hui un homme plus lucide sur la nature profonde de mon \u00eatre. Plus au fait des blessures que je porte, des souffrances dont j\u2019ai h\u00e9rit\u00e9, et plus au clair avec les impacts que tout cela a eu sur mon caract\u00e8re, mes humeurs, mes pulsions, mes habitudes. Cette lucidit\u00e9 m\u2019a fait gagner en apaisement. Elle m\u2019a permis de d\u00e9couvrir une plus grande paix int\u00e9rieure. Alors un autre \u00eatre en moi a commenc\u00e9 \u00e0 se faire remarquer, \u00eatre qui jusqu\u2019alors \u00e9t\u00e9 imperceptible, noy\u00e9 dans l\u2019incessant bruit mental de mes pens\u00e9es. Cet autre \u00eatre, c\u2019est moi. Une dimension de moi plus proche de mon essence, capable de comprendre les signes, d\u2019accueillir avec simplicit\u00e9 l\u2019aide que m\u2019apportent au quotidien mes guides, mes alli\u00e9s invisibles. Et de savoir que toutes et tous, nous en avons.\u00a0\u00bb <\/em><\/p>\n<p><strong><em>\u00a0<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Le deuil<\/em><\/strong><em> (<strong>par Isabelle<\/strong> <strong>LEVERT Psychologue clinicienne- Pernes les Fontaines)<\/strong><\/em><\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0La perte de l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9 est cruellement ressentie car tout manque : la complicit\u00e9, l&rsquo;intimit\u00e9 partag\u00e9e, l&rsquo;\u00e9vocation ensemble des souvenirs, ses caresses, ses mots doux, ses mimiques, son regard, sa main pos\u00e9e sur soi, le rythme de sa respiration la nuit, la chaleur de son corps dans le lit devenu trop grand, sa pr\u00e9sence rassurante et protectrice&#8230; L&rsquo;absence est trop longue, infiniment longue. Les heures n&rsquo;en finissent pas. Les jours s&rsquo;\u00e9coulent les uns apr\u00e8s les autres, semblables, sans lui. Plus le temps passe ainsi, plus l&rsquo;absence se fait d\u00e9chirure. La personne erre entre ses quatre murs, ne sachant que faire de son d\u00e9sespoir. Elle se surprend \u00e0 appeler l\u2019\u00eatre aim\u00e9, \u00e0 crier \u00e0 l&rsquo;aide tant les \u00e9motions la d\u00e9bordent. Elle sait que c&rsquo;est absurde mais elle explose.<\/em><\/p>\n<p><em>Certaines pens\u00e9es sont harassantes, comme celles qui ont trait \u00e0 ce qu&rsquo;elle aurait d\u00fb dire, ne pas dire, \u00e0 ces reproches adress\u00e9s que, si elle avait su, elle aurait tu. Tout prend une autre importance. Elle voudrait pouvoir revenir en arri\u00e8re, effacer certains \u00e9pisodes et recommencer autrement mais c&rsquo;est trop tard, tout est \u00e9crit, d\u00e9finitivement. Pourtant elle passe et repasse en revue les derniers instants, les derni\u00e8res semaines, toute leur histoire commune et se culpabilise des actes ou des paroles qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas pos\u00e9s et qui auraient pu changer le destin. Rien n&rsquo;est moins s\u00fbr. Toutes les pens\u00e9es convergent vers la d\u00e9funte aussi par peur de l&rsquo;oublier. Les v\u00eatements de l&rsquo;autre sont respir\u00e9s pour retrouver son odeur. Son visage est appel\u00e9 dans la m\u00e9moire pour v\u00e9rifier que les expressions pr\u00e9f\u00e9r\u00e9es sont toujours l\u00e0&#8230; Ainsi, \u00e0 pas de fourmi, imperceptiblement, la relation est reconstruite \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de soi.<\/em><\/p>\n<p><em>La douleur de la perte est immense depuis des mois. De semaine en semaine, elle semble m\u00eame cro\u00eetre, laissant \u00e0 la personne la sensation que cela ne peut pas \u00eatre pire et pourtant l&rsquo;\u00e9tau se ressert, de jour en jour, encore et encore. On lui dit que cela va passer avec le temps mais c&rsquo;est tout le contraire : cela empire ! Faire ce constat est affolant. Au chagrin se m\u00eale la peur de devenir fou.<\/em><\/p>\n<p><em>Aucun r\u00e9pit, sauf celui du sommeil, quelques heures, deux ou trois, rarement plus. L&rsquo;inconscient n&rsquo;assimile pas le changement avant un long moment et les r\u00eaves continuent \u00e0 mettre en sc\u00e8ne l&rsquo;\u00eatre disparu comme si rien ne s&rsquo;\u00e9tait pass\u00e9. Le retour \u00e0 la maison est r\u00e9guli\u00e8rement tragique. Il confronte l&rsquo;endeuill\u00e9 avec l&rsquo;\u00e9pouvante du vide. <\/em><\/p>\n<p><em>La personne endeuill\u00e9e m\u00e8ne un v\u00e9ritable combat pour continuer \u00e0 vivre alors qu&rsquo;elle se sent morte \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;elle-m\u00eame, que l&rsquo;existence a perdu tout son sens et que la douleur est \u00e0 hurler. Elle est mal, tellement mal dans cette enveloppe charnelle qui la retient sur terre. Elle a la sensation d&rsquo;\u00eatre condamn\u00e9e \u00e0 vivre. Elle a d\u00e9j\u00e0 tant pleur\u00e9 mais les larmes jaillissent sans cesse, partout, inconvenantes. Quand elle r\u00e9ussit \u00e0 faire bonne figure, c&rsquo;est au prix d&rsquo;une d\u00e9pense \u00e9nerg\u00e9tique consid\u00e9rable qui l&rsquo;\u00e9puise. Elle ne tient d&rsquo;ailleurs pas tr\u00e8s longtemps et d\u00e8s qu&rsquo;elle se retrouve seule, elle craque de plus belle, terrass\u00e9e par les \u00e9motions qui n&rsquo;en peuvent plus d&rsquo;\u00eatre retenues. Elle d\u00e9sesp\u00e8re de sortir de cet enfer. Elle a l&rsquo;impression qu&rsquo;elle va mourir de chagrin.<\/em><\/p>\n<p><em>L&rsquo;endeuill\u00e9 est tout entier coinc\u00e9 dans un pr\u00e9sent trop douloureux pour \u00eatre capable de se projeter dans un futur meilleur. La souffrance l&rsquo;aveugle de sorte qu&rsquo;il ne peut pas voir qu&rsquo;au bout du tunnel le soleil brille. Il n&rsquo;a plus les ressources pour trouver en lui la force de croire que sa douleur puisse s&rsquo;estomper jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;apaisement et, en cons\u00e9quence, ne peut se raccrocher \u00e0 l&rsquo;espoir d&rsquo;un apr\u00e8s plus serein, encore moins plus heureux. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en allant jusqu&rsquo;au terme du processus qu&rsquo;il pourra faire l&rsquo;exp\u00e9rience de ce possible. En attendant, il d\u00e9rive jusqu&rsquo;au moment o\u00f9 il ose prendre appui sur la confiance des autres. M\u00eame si les voix semblent se perdre sans atteindre la personne, il est n\u00e9cessaire de r\u00e9p\u00e9ter sans cesse ce message car un jour, sans qu&rsquo;on comprenne bien comment, un changement imperceptible aura eu lieu et elle pourra l&rsquo;entendre et le recevoir en elle. Elle prendra alors son fardeau de douleur dans ses bras, aussi lourd soit-il, et elle avancera vers la lumi\u00e8re. Petit \u00e0 petit, les sourires se feront plus nombreux, le rire reviendra aussi et puis le plaisir de vivre. Des dates charni\u00e8res, telles le jour anniversaire de la mort, et des circonstances de la vie, telles le mariage de ses enfants, r\u00e9activeront le deuil un peu comme une cicatrice tiraille par temps d&rsquo;orage.<\/em><\/p>\n<p><em>Quand le bouleversement entra\u00een\u00e9 par la perte de l&rsquo;aim\u00e9e fait que nous poursuivons notre existence diff\u00e9remment, plus capable de nous r\u00e9jouir des choses simples, plus conscient du bonheur de vivre, le deuil est termin\u00e9.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<h4><em>Vivre en pleine conscience (par Christophe Andr\u00e9)<\/em><\/h4>\n<p><em>\u00ab\u00a0C\u2019est prendre le temps de s\u2019arr\u00eater de faire, pour \u00eatre. Nous vivons dans un monde o\u00f9 nous sommes sans cesse en train de courir. Et de faire : notre travail, nos courses, les devoirs avec nos enfants, le m\u00e9nage, le rangement, \u00e9crire nos mails\u2026 Un monde dans lequel nous sommes l\u2019objet d\u2019une tr\u00e8s grande pression. Si nous ne prenons pas garde \u00e0 nous cr\u00e9er des espaces prot\u00e9g\u00e9s, privil\u00e9gi\u00e9s, nous allons nous transformer en machines \u00e0 faire. La vie en pleine conscience, c\u2019est tout simplement ces moments o\u00f9 l\u2019on s\u2019arr\u00eate. O\u00f9 l\u2019on prend le temps de respirer et de s\u2019apercevoir que l\u2019on est en vie, dans un monde passionnant. Bien s\u00fbr qu\u2019il est important d\u2019agir. Mais sans oublier le pourquoi. L\u2019id\u00e9e de la pleine conscience, c\u2019est tout simplement de se rendre plus pr\u00e9sent \u00e0 sa propre vie. <\/em><\/p>\n<p><em>Comment fait-on\u00a0? C\u2019est tout \u00e0 la fois tr\u00e8s simple et tr\u00e8s exigeant. Le principe est d\u2019observer une pause avant d\u2019encha\u00eener sur une nouvelle action. Un m\u00e9decin peut, par exemple, prendre le temps de respirer entre deux consultations, de regarder le ciel, de laisser d\u00e9canter ce qu\u2019il vient de vivre avec son patient, de donner de l\u2019espace \u00e0 ce qui existe en lui. L\u2019id\u00e9e est de donner de la place \u00e0 son ressenti. Si l\u2019on prend l\u2019habitude de faire ces pauses tr\u00e8s r\u00e9guli\u00e8rement dans la journ\u00e9e, insensiblement, notre rythme va changer. <\/em><\/p>\n<p><em>C\u2019est vrai que l\u2019on sait de moins en moins ne rien faire ! Souvent, quand les gens prennent une pause \u00e0 leur travail, ils n\u2019observent pas de vraies coupures : ils font juste autre chose. Envoient un sms, passent un coup de t\u00e9l\u00e9phone, consultent leurs mails, se baladent sur Facebook\u2026 Ils vont donc fatiguer leur cerveau diff\u00e9remment. Mais surtout, ils ne sont pas en lien avec eux-m\u00eames. Ils sont en lien avec leur r\u00e9seau social, avec leur image sociale. Mais pas avec leur personne intime. Alors comment se reconnecter ? Pour celui ou celle qui travaille dans un open space par exemple, ce n\u2019est pas forc\u00e9ment facile de s\u2019arr\u00eater, de respirer, voire de s\u2019allonger ! Mais il n\u2019est pas non plus impossible de l\u00e2cher son ordinateur des yeux, de se tourner un peu, de regarder par la fen\u00eatre et de prendre le temps de dix cycles respiratoires. Pour ressentir son souffle. Dans une salle d\u2019attente, laissez votre t\u00e9l\u00e9phone o\u00f9 il est. Profitez de ce moment pour prendre conscience de votre respiration, de votre corps. Observez les pens\u00e9es qui vous traversent l\u2019esprit. Pareil dans les files d\u2019attente de supermarch\u00e9s : au lieu de surveiller l\u2019avanc\u00e9e de la queue ou de s\u2019agacer, pourquoi ne pas savourer ce temps qui vous est offert en essayant de l\u2019habiter du mieux possible ? <\/em><\/p>\n<p><em>Il faut donc apprendre \u00e0 s\u2019arr\u00eater fr\u00e9quemment dans ce que l\u2019on est en train de faire. Une fois accoutum\u00e9 \u00e0 ces instants de pleine conscience, on peut aussi la pratiquer au sein m\u00eame d\u2019une activit\u00e9. Lors d\u2019une t\u00e2che un peu r\u00e9p\u00e9titive, comme ranger ou faire la vaisselle\u2026 Tr\u00e8s souvent, dans ces moments, nos pens\u00e9es n\u2019accompagnent pas cette action : nous r\u00eavons \u00e0 autre chose, nous nous repassons une discussion de boulot, une dispute avec son conjoint\u2026 Pourquoi pas. Mais il est aussi b\u00e9n\u00e9fique de se rendre pr\u00e9sent \u00e0 son activit\u00e9. Et l\u00e0, on n\u2019est plus \u00e0 s\u2019arr\u00eater de faire, on est dans habiter ce que l\u2019on fait. Si je marche, je marche. Si je mange, je mange. Et mine de rien, cela a un effet positif sur notre cerveau et notre \u00e9tat physiologique. Comme si cette pr\u00e9sence \u00e0 nos actions, oppos\u00e9e \u00e0 la dispersion, \u00e9tait un puissant facteur de bien-\u00eatre int\u00e9rieur. <\/em><\/p>\n<p><em>Il est vrai que notre mode de vie actuel nous incite plut\u00f4t \u00e0 vivre \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de nous-m\u00eames, \u00e0 nous identifier aux autres, \u00e0 nous exprimer aux autres, \u00e0 \u00eatre sans cesse en qu\u00eate de leur approbation. Nos moments de recueillement sont en voie d\u2019extinction. Cela finit par appauvrir le rapport que nous avons \u00e0 nous-m\u00eame. Et puis il est souvent plus facile d\u2019agir que de se poser et de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 soi. J\u2019ai souvent le sentiment, en recevant mes patients en psychoth\u00e9rapie, que le seul moment de la semaine o\u00f9 ils prennent du temps pour r\u00e9fl\u00e9chir sur eux, c\u2019est quand ils viennent me voir. Sinon, ils courent. Sans arr\u00eat. Et quand ils ne courent pas, ils se changent les id\u00e9es. Du coup, entre action et distraction, les espaces de ressentis sont quasiment absents. <\/em><\/p>\n<p><em>Or, trois nourritures sont indispensables \u00e0 notre esprit : la lenteur, le calme et la continuit\u00e9. Trois formes de ressourcements de plus en plus rares. D\u2019o\u00f9 l\u2019engouement actuel pour la m\u00e9ditation qui r\u00e9pond \u00e0 un vrai besoin. Essayez d\u2019ailleurs, jour apr\u00e8s jour, de travailler ce petit exercice : restez au repos pendant 10 ou 15 minutes. Et faites le vide dans votre esprit. Pratiquer la pleine conscience, c\u2019est comme pratiquer une activit\u00e9 physique : c\u2019est bon pour l\u2019esprit, le corps et c\u2019est n\u00e9cessaire dans notre mode de vie. Elle nous permet une forme d\u2019\u00e9cologie personnelle, une d\u00e9pollution int\u00e9rieure. Il est n\u00e9cessaire de s\u2019exercer r\u00e9guli\u00e8rement. Cela prend du temps de tomber sur le vide auquel on aspire, de sortir d\u2019une s\u00e9ance apais\u00e9. C\u2019est un apprentissage, comme le footing ou apprendre \u00e0 jouer du piano. <\/em><\/p>\n<p><em>Ce que permet la pleine conscience, c\u2019est de d\u00e9sob\u00e9ir \u00e0 son pilote automatique et de cultiver une autre fa\u00e7on de r\u00e9agir. Pour renforcer cela, il faut s\u2019entra\u00eener \u00e0 vivre l\u2019instant pr\u00e9sent, pas uniquement quand les choses sont agr\u00e9ables, mais aussi lors de petites contrari\u00e9t\u00e9s. S\u2019interroger sur l\u2019\u00e9tat dans lequel cette contrari\u00e9t\u00e9 nous met, sur notre envie de r\u00e9agir. On donne de l\u2019espace \u00e0 la souffrance au lieu de la chasser ou la contenir. Plus on le fait, plus on va muscler sa capacit\u00e9 \u00e0 r\u00e9pondre diff\u00e9remment aux moments de d\u00e9tresse. Et \u00e0 ce moment-l\u00e0, la pleine conscience permet de faire un choix. Qui peut \u00eatre celui de l\u2019acceptation. Je ne parle pas de soumission, mais de la capacit\u00e9 \u00e0 se dire : ok, c\u2019est ainsi. Qu\u2019est-ce que je peux faire avec cela ? Et prendre le temps de d\u00e9cider.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p><strong><em>Fr\u00e9d\u00e9ric Lenoir\u00a0:<\/em><\/strong><\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Les pauvres ne s\u2019interrogent pas sur le sens de leur existence. Ils tentent simplement de survivre au jour le jour. Mais ce qui les aide \u00e0 vivre, autant que la nourriture qu\u2019ils cherchent quotidiennement, ce sont les liens familiaux, amicaux, tribaux, communautaires. <\/em><\/p>\n<p><em>L\u2019homme ne peut pas vivre sans \u00ab\u00a0liens affectifs\u00a0\u00bb au sens large du terme. On le sait pertinemment en ce qui concerne le b\u00e9b\u00e9. Si personne ne le regarde de mani\u00e8re personnelle, ne le touche, ne s\u2019int\u00e9resse \u00e0 lui, il d\u00e9p\u00e9rit. Si quelque chose, donc, donne vraiment sens \u00e0 notre vie, riches ou pauvres, hier ou aujourd\u2019hui, ici ou ailleurs, c\u2019est l\u2019amour. Toutes les recherches philosophiques ou religieuses nous laisseront dans une sensation de vide existentiel si notre vie est sans amour. La vie est viable parce que quelqu\u2019un, ne serait-ce qu\u2019une seule fois, nous a regard\u00e9 avec amour. <\/em><\/p>\n<p><em>Je n\u2019oublierai jamais cette sc\u00e8ne bouleversante \u00e0 laquelle j\u2019ai assist\u00e9, il y une vingtaine d\u2019ann\u00e9es, lors d\u2019un voyage en Inde. Je travaillais comme volontaire chez les s\u0153urs de M\u00e8re Teresa. Un b\u00e9b\u00e9, trouv\u00e9 dans une poubelle, avait \u00e9t\u00e9 amen\u00e9 \u00e0 l\u2019orphelinat de Calcutta. Il refusait de s\u2019alimenter, n\u2019exprimait aucune \u00e9motion. Il \u00e9tait comme mort. Malgr\u00e9 les premiers soins m\u00e9dicaux et nutritionnels, son \u00e9tat ne s\u2019\u00e9tait gu\u00e8re am\u00e9lior\u00e9. L\u2019une des religieuses le prit dans ses bras, le frictionna vivement, le serra, lui parla, tenta de le faire rire. Rien n\u2019y fit. Serrant l\u2019enfant contre son c\u0153ur, elle s\u2019immobilisa longuement les yeux ferm\u00e9s. Il \u00e9manait d\u2019elle une force \u00e9tonnante. Puis, lentement, ses mains recommenc\u00e8rent \u00e0 p\u00e9trir le b\u00e9b\u00e9. Inlassablement, elle le massa de la t\u00eate aux pieds, avec un m\u00e9lange parfaitement dos\u00e9 de force et de d\u00e9licatesse. Elle se remit \u00e0 faire sauter l\u2019enfant sur ses genoux et son air grave se transforma en une cascade de rires. Et l\u00e0, sous nos yeux, un miracle de l\u2019amour se produisit. Le regard de l\u2019enfant commen\u00e7a \u00e0 s\u2019\u00e9clairer. L\u2019absent devenait pr\u00e9sent. Et, doucement, un sourire s\u2019esquissa accompagn\u00e9 de quelques petits cris de bonheur. Le b\u00e9b\u00e9 avait choisi de vivre. Son sourire t\u00e9moignait que l\u2019amour est le seul motif qui donne vraiment sens \u00e0 une existence.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Si chaque jour, nous essayons de vivre en conscience, que tout ce qui a un d\u00e9but, a une fin&#8230; alors peut \u00eatre agirons nous diff\u00e9remment, nos priorit\u00e9s changeront, nos discussions seront plus profondes et sinc\u00e8res&#8230; Cette suggestion d&rsquo;attitude peut \u00e9viter bien des regrets et des \u00ab\u00a0re-morts\u00a0\u00bb&#8230; Il ne s&rsquo;agit pas de vivre dans l&rsquo;angoisse permanente de perdre l&rsquo;autre, mais de savourer de tout son c\u0153ur, la pl\u00e9nitude du moment pr\u00e9sent&#8230; qui lui, est \u00e9ternel.\u00a0\u00bb (Se ressourcer.net)<br \/>\n<\/em><\/p>\n<div class=\"wp-playlist wp-audio-playlist wp-playlist-light\">\n\t\t\t<div class=\"wp-playlist-current-item\"><\/div>\n\t\t<audio controls=\"controls\" preload=\"none\" width=\"618\"\n\t\t\t><\/audio>\n\t<div class=\"wp-playlist-next\"><\/div>\n\t<div class=\"wp-playlist-prev\"><\/div>\n\t<noscript>\n\t<ol>\n\t\t<li><a href='http:\/\/lecoeurdeva.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/C\u00e9line-Dion-L\u00e9toile.mp3'>C\u00e9line Dion - L'\u00e9toile<\/a><\/li>\t<\/ol>\n\t<\/noscript>\n\t<script type=\"application\/json\" class=\"wp-playlist-script\">{\"type\":\"audio\",\"tracklist\":true,\"tracknumbers\":true,\"images\":true,\"artists\":false,\"tracks\":[{\"src\":\"http:\\\/\\\/lecoeurdeva.fr\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2017\\\/02\\\/C\\u00e9line-Dion-L\\u00e9toile.mp3\",\"type\":\"audio\\\/mpeg\",\"title\":\"C\\u00e9line Dion - L'\\u00e9toile\",\"caption\":\"\",\"description\":\"<i>C\\u00e9line Dion - L'\\u00e9toile<\\\/i>.\",\"meta\":{\"length_formatted\":\"3:16\"},\"image\":{\"src\":\"http:\\\/\\\/lecoeurdeva.fr\\\/wp-includes\\\/images\\\/media\\\/audio.svg\",\"width\":48,\"height\":64},\"thumb\":{\"src\":\"http:\\\/\\\/lecoeurdeva.fr\\\/wp-includes\\\/images\\\/media\\\/audio.svg\",\"width\":48,\"height\":64}}]}<\/script>\n<\/div>\n\t\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"623\" data-permalink=\"http:\/\/lecoeurdeva.fr\/?attachment_id=623\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/lecoeurdeva.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/La-vie-1.png?fit=791%2C525\" data-orig-size=\"791,525\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"La vie\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/lecoeurdeva.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/La-vie-1.png?fit=300%2C199\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/lecoeurdeva.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/La-vie-1.png?fit=640%2C425\" class=\"alignright size-full wp-image-623\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/lecoeurdeva.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/La-vie-1.png?resize=640%2C425\" alt=\"\" width=\"640\" height=\"425\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/lecoeurdeva.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/La-vie-1.png?w=791 791w, https:\/\/i0.wp.com\/lecoeurdeva.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/La-vie-1.png?resize=300%2C199 300w, https:\/\/i0.wp.com\/lecoeurdeva.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/La-vie-1.png?resize=768%2C510 768w\" sizes=\"(max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0La souffrance a tout calcin\u00e9, tout consum\u00e9 en moi, sauf l\u2019Amour. 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